La maturation cérébrale est un long processus qui s'étend jusque 25 ans, et durant ce processus, plus spécifiquement à l'adolescence ou chez le jeune adulte, peut s'exprimer une vulnérabilité à la psychose. La compréhension des facteurs de vulnérabilité croisant les regards neurobiologiques, neurodéveloppementaux et psychiatriques progresse significativement. De nombreuses données cliniques, neurobiologiques, d'imagerie etc. permettent une meilleure analyse de la vulnérabilité à des stades précoces, prodromiques.
De plus, ces modèles de compréhension intègrent également les facteurs de stress externes, modifiables tels que les consommations précoces de substances psychoactives ou les troubles addictifs au sens large , qui sont des facteurs pouvant influencer les trajectoires de personnes déjà vulnérables. Les consommations de cannabis, de substances psychodysleptiques, mais l'usage problématique d'Internet de de jeux vidéos peuvent être à la fois des facteurs précipitants des troubles psychotiques chez des personnes vulnérables, mais également reflets d'une vulnérabilité sous jacente.
Cette compréhension globale des trajectoires neurodéveloppementales, neurobiologiques et psychiatriques/ addictologiques doit permettre le développement de stratégies de repérage plus précoce et le développement de stratégies de prévention de la psychose.
En pratique
- Conférence par Morgane Guillou, psychiatre addictologue au CHU de Brest et professeur des universités au SPURBO et Christophe Lemey, psychiatre au CHU Brest et maître de conférence au SPURBO
- Téléamphithéâtre du pôle numérique Brest Bouguen, 6 rue du Bouguen, à 19h