Retour sur : l'incoyable vie secrète des vasières

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Université des enfants
Université des enfants

©COM UBO

200 enfants partent à la découverte des vasières

Près de 200 enfants de 8 à 14 ans étaient présents le 28 janvier à la faculté des sciences du sport et de l'éducation pour assister à la conférence ludique et interactive de Jérôme Morelle, biologiste au laboratoire des sciences de l'environnement marin (LEMAR) de l'UBO. En 9 séquences de 5 minutes, ponctuées de quiz, le chercheur a présenté aux enfants les fonctions biologiques des vasières : photosynthèse, stockage du carbone, filtration de l’eau, refuge pour la biodiversité, limitation de l’érosion… ainsi que leur rôle indispensable dans l'environnement.

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Agnès Payraudeau, facilitatrice graphique, a proposé tout au long de la conférence une capture visuelle en direct, pour traduire en image les concepts biologiques, parfois complexe, expliqué par Jérôme Morelle, mais aussi illustrer la parole des enfants sur les vasières.

Cliquez sur l'image pour voir l'illustration entière.

© Agnès Payraudeau - Pic & Pic

Jérôme Morelle est phytosociologue, spécialiste des microalgues, au LEMAR, le laboratoire des sciences de l’environnement marin. Le mercredi 28 janvier, il était le premier intervenant de l'université des enfants, où il a présenté ses recherches sur les vasières. Rencontre en trois questions.
  • Quel est votre parcours ?

J’ai suivi une licence biologie des organismes et des populations et un master 1 d’écologie à Lille (59) avant de me spécialiser en milieu aquatique grâce au master 2 Sciences de la mer à Caen (14). J’ai ensuite réalisé un doctorat à l’Université de Caen portant sur la variabilité spatiale et temporelle de la production primaire dans l’estuaire de la Seine.

Après ma thèse, soutenue en 2017, j'ai enchaîné plusieurs post-doctorats au cours des 8 dernières années sur différents aspects de l'écologie marine et des cycles biogéochimiques. J'ai notamment travaillé sur la dynamique de la production primaire du microphytobenthos en lien avec la bioturbation, les cycles biogéochimiques dans les estuaires, le cycle du carbone et de l’azote dans les zones humides, ou encore la phototaxie des diatomées benthiques.

  • Sur quoi portent vos recherches ?

Mes recherches portent principalement sur les processus microbiens impliqués dans les grands cycles biogéochimiques, en particulier la production primaire assurée par le microphytobenthos dans les milieux littoraux, soit tous les microorganismes qui se développent dans le sédiment.

Je m’intéresse à la photosynthèse de ces micro-organismes, ainsi qu’à leur dynamique photophysiologique et comportementale dans des environnements soumis à des conditions variables, qu’il s’agisse de changements naturels, de pressions anthropiques ou d’évolutions liées au changement climatique.

J’étudie également la manière dont ces micro-organismes structurent et soutiennent les écosystèmes littoraux et estuariens.

Ces travaux contribuent à mieux comprendre le fonctionnement de ces milieux, à mieux prévoir leur évolution et à améliorer leur gestion.

  • Pourquoi participez-vous à l'université des enfants ?

Je participe à l’Université des enfants car mon travail consiste aussi à vulgariser la recherche auprès du plus grand nombre. Cela concerne à la fois les décideurs, pour les aider dans leurs choix, mais aussi le grand public, afin de leur permettre de mieux comprendre leur environnement, de percevoir les bénéfices qu’il apporte à notre société et d’imaginer comment celle-ci peut, en retour, en prendre soin pour que cela perdure.

Les enfants représentent un public privilégié : leur curiosité, leur spontanéité et leur vivacité d’esprit rendent l’exercice particulièrement stimulant et agréable. Ils sont également les citoyens de demain et constituent une véritable clé de voûte pour l’avenir.

Les sensibiliser à l’écologie et au respect du vivant est essentiel, surtout dans le contexte actuel.

Ma manière de transmettre consiste à montrer en quoi la prise en compte de l’environnement est bénéfique à la fois pour les écosystèmes et pour la société. J’aime pouvoir amener les enfants à comprendre pourquoi et comment l’environnement fonctionne, et ce que cela implique pour nous.
Participer à l’Université des enfants dans le cadre du projet Science comes to town est donc une occasion unique de valoriser mon travail de vulgarisation et de toucher un public dont l’importance est encore trop souvent sous-estimée.

Deux nouvelles sessions de l'université des enfants sont prévues en février et en mars. Inscrivez vos enfants dès maintenant !