Le bilan carbone de l'université

Mise à jour le   23/03/2026

Qu’est-ce que le bilan carbone de l’UBO ?

Il s’agit d’une évaluation de la quantité de gaz à effets de serre (GES) produits sur une année par les activités de notre université. 
Au-delà de l’obligation réglementaire du Grenelle de l’Environnement II, c’est donc un outil de connaissance, de sensibilisation… et d’action ! En effet, il apporte un éclairage sur les principales sources émettrices, ainsi que des leviers d'action pour réduire nos émissions de GES.

En chiffres

Bilan carbone 2019

Neutralité carbone en 2050

En 2050, la France devra avoir atteint la « neutralité carbone ». Concrètement, cela signifie ne plus émettre davantage de gaz à effet de serre qu'elle ne peut en absorber.

Pour l’UBO, cela implique une réduction par 6 de ses émissions de 2012 à l’horizon 2050, soit - 4,6% par an. 

Les actions de l’UBO

Pour répondre à cet objectif de réduction de son impact carbone, l’Université met en place des actions via le schéma directeur Développement durable et Responsabilité sociétale (DDRS). Un plan de mobilité pour accompagner et favoriser les mobilités durables est également en cours d’élaboration.
En complément, des campagnes de communication sensibilisent la communauté UBO à l’importance des écogestes.
En centralisant et en priorisant les suggestions émanant des personnels et étudiants, les comités locaux DDRS jouent également un rôle central dans cette démarche.
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Qu’est-ce qu’un bilan carbone ?

Un bilan carbone est un outil qui permet de mesurer la quantité totale de gaz à effet de serre (GES) émise, sur une période donnée. C’est à la fois un outil de connaissance, de sensibilisation et d’action ! En effet, il permet d’identifier les principales sources émettrices, ainsi que des leviers d'action pour réduire nos émissions de GES.

  • Identifier les principaux postes d’émission de CO2e ;
  • Identifier les pistes d’action pour les réduire ;
  • Définir une trajectoire de réduction ;
  • Disposer d’un outil pour mesurer l’atteinte des objectifs de décarbonation.

Le bilan carbone est exprimé en tonne de CO2 équivalent (t CO2e). Ce n’est pas une unité de poids, mais une unité « de mesure d’impact climatique », qui sert à comparer différents gaz à effet de serre selon leur pouvoir de réchauffement. En effet, le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) a créé cette mesure pour comparer sur la même échelle, des gaz à effet de serre différents, et donner une vision claire de l’impact d’un produit ou d’un service.

Périmètre d'un bilan cabone
image-Légende-crédits

Wecount

 

  • Scope 1 et 2
    Émissions de gaz à effet de serre liées aux consommations énergétiques : chauffage, électricité, carburant pour les véhicules de l’université.
  • Scope 3
    Toutes les autres émissions : déplacements des étudiants et des personnels, déchets, locaux, achats, etc.

Le bilan carbone s’inscrit dans le cadre des engagements climatiques internationaux de la France. En application de l’Accord de Paris (2015), dont l’ambition ultime est de contenir « l'augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C », la France a adopté la Stratégie Nationale Bas-Carbone. Objectif : atteindre la neutralité carbone à horizon 2050.

Le bilan carbone constitue ainsi un outil réglementaire et opérationnel permettant de décliner ces engagements au niveau des organisations. À ce titre et en tant que personne morale publique, l’UBO a l’obligation de publier un bilan carbone tous les 3 ans, par voie électronique sur la plateforme Bilans GES de l'ADEME.

À noter : la circulaire Service public Éco-responsable de novembre 2023 réaffirme cette obligation et la précise. 

Cible 2027 : -22 % d'émissions de gaz à effet de serre 
par rapport à 2019.

Le bilan carbone de l’UBO

Alors que la réglementation n'exige qu'un bilan tous les 3 ans, l'UBO a fait le choix d'annualiser cet exercice. L'objectif : disposer d'une boussole stratégique et d'un tableau de bord opérationnel actualisé chaque année, au même titre que les indicateurs financiers ou sociaux, pour atteindre l’objectif de neutralité carbone fixé par le gouvernement d’ici à 2050.

Le bilan carbone 2024 de l’UBO s’appuie sur la méthode BEGES (Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre) portée par le gouvernement français.
Ce bilan 2024 diffère ainsi des bilans précédents (2012 et 2019). Et ce, à 3 niveaux :

  • les données collectées sont intégrées dans une plateforme numérique (Wecount) qui permet de suivre précisément l’impact environnemental de chaque activité et de définir des objectifs de réduction clairs et chiffrés ;
  • le bilan prend en compte, de manière plus fine, les déplacements et l’alimentation des étudiantes et étudiants et du personnel dans le cadre de l’université ;
  • les informations sont structurées de façon à offrir un niveau de détail par faculté/établissement.

À partir de 2026, le HCERES évaluera l’UBO et ses unités de recherche sur leur trajectoire de réduction de leurs émissions de GES. Les laboratoires s’engagent massivement dans le calcul de leur bilan carbone avec l’outil Labo1point5.

En chiffres clés : le bilan carbone 2024

Plan de transition : les leviers identifiés

Objectifs d’ici 2035*

- 63% d’émissions (sur les scopes 1, 2, et 3)

* fixés par la stratégie nationale Bas Carbone

La réduction de l’empreinte carbone de l’université est une priorité, mais elle ne doit pas faire oublier d'autres enjeux essentiels, comme la préservation de la biodiversité. C’est pourquoi l’UBO a choisi d’adopter une vision systémique qui tienne compte de tous ces défis.
Par ailleurs, les dimensions sociale et environnementale étant indissociables, l’université veillera à ce que la communauté universitaire soit partie prenante des choix qui seront opérés.

Trajets domicile - campus
  • Mettre en œuvre le plan de mobilité pour cartographier et promouvoir les moyens de déplacements durables adaptés aux usages (ex. : installations vélo, atelier de réparation).
  • Poursuivre les discussions avec les collectivités locales pour renforcer l’usage des transports en commun et des mobilités douces pour se rendre sur les campus (ex. : accompagnement sur les forfaits tram, bus et train).
Mobilités dans le cadre des études
  • Promouvoir les destinations françaises ou européennes pour les mobilités et l’usage des transports en commun pour s’y rendre.
  • Encourager les mobilités douces ou durables dans le cadre des déplacements en France ou à l'international, quand cela est possible.
Sensibilisation
  • Organiser des actions de sensibilisation à destination des étudiantes et étudiants sur la mobilité.
Trajets
  • Mettre en œuvre le plan de mobilité pour cartographier et promouvoir les moyens de déplacements durables adaptés aux usages. Ex. : forfait mobilités durables.
  • Poursuivre les discussions avec les collectivités locales pour renforcer l’usage des transports en commun et des mobilités douces pour se rendre au travail ou se déplacer entre les campus. Ex. : flotte de vélos.
  • Réfléchir à un usage écologiquement et socialement adapté de la visioconférence et du télétravail.
  • Favoriser le covoiturage ou l’usage des transports en commun y compris pour les missions.
  • Réduire l’usage de l’avion.
  • Contenir la flotte de véhicules de service et remplacer les véhicules thermiques par des véhicules électriques lorsque cela est pertinent.
Sensibilisation
  • Organisation d’actions de sensibilisation et de formation des personnels. Ex. : écoconduite, ateliers remise en selle, etc.
  • Proposer une offre quotidienne végétarienne et locale équilibrée et réduire les propositions à base de viande.
  • Pour les évènements, référencer des prestataires avec des offres végétariennes et favorisant les produits issus de circuits courts, de qualité et durables.
  • Réduire les déchets aussi bien alimentaires que les emballages jetables.
Sensibilisation
  • Organisation d’ateliers de sensibilisation à l'impact carbone de l'alimentation et à l’équilibre nutritionnel des plats végétariens pour le personnel, les étudiants et étudiantes.

Ces actions font partie d’un travail plus global sur la mise en place d’une politique d’achats durables au sein de l’établissement.

  • Renforcer le suivi des consommations énergétiques de nos bâtiments.
  • Remplacer progressivement l’usage des énergies fossiles par des énergies moins carbonées.
  • Favoriser l’emploi de matériaux biosourcés et géosourcés et le réemploi sur nos chantiers de construction et de rénovation.
Sensibilisation
  • Organisation d’ateliers de sensibilisation des usagers de l’établissement à leur consommation énergétique et aux actions de sobriété.

Ces actions font partie d’un travail plus global sur la mise en place d’une politique d’achats durables au sein de l’établissement.